lundi 23 février 2009

Mon week-end.

J'espère que tout le monde a passé un bon week-end.

Le mien fut vraiment chouette. Samedi j'ai été à la conférence sur la Décroissance qui se déroulait à l'ULB en présence de Serge Latouche, Ricardo Petrella, Paul Lannoye, Michaël Singelton,... Dû à la présence massive de public, la conférence s'est tenue dans le Janson. Paul Lannoye a même dit qu'il n'avait plus vu autant de personne dans cet auditoire depuis mai 68. C'était assez motivant de voir qu'autant de gens sont intéressés par le changement, par la sortie de la dictature de la croissance et du consumérisme acharné. Ne me faites dire ce que je n'ai pas dit, j'aime faire des choses, aller au ciné, m'acheter les inrocks, m'acheter des chouettes fringues de temps en temps mais je sais aussi que la possession ne fait pas le bonheur et qu'en consommant moins on réduit son emprunte écologique et qu'on peut passer plus de temps à voir des gens, à parler, à écrire, à faire des choses de l'esprit qui ne coûtent rien.

Samedi soir, j'ai été à un concert (Nowhere Home Show ) où jouait Clare Louise, un groupe avec une fille qui possède une voix rappelant Coco Rosie bien que moins sûre d'elle. Le second groupe était Thousand & Bramier, un groupe folk rock, qui malgré l'absence de son batteur et, le remplacement en impro par un des organisateurs, a complètement cartonné!!! Ce fût aussi l'occasion de revoir des anciens colloc' ce qui me fait toujours regretté de ne plus habiter avec eux (ils sont à Namur et moi à Bruxelles).

Dimanche, mes parents m'ont invité à aller à l'exposition Korperwelten. Pour ceux sont passés à côté de l'événement Von Hagens, c'est l'exposition de corps plastinés et mis dans des positions genre "le joueur de guitare", "le surfeur",... Je n'ai pas vraiment de prise de position sur son oeuvre même si je doute de l'interêt anatomique et de l'interêt artistique. Ca ressemble surtout à une grosse opération commerciale. D'ailleurs ça marche plutôt bien, il y avait beaucoup de monde et quand on sait que le prix est de 19 euros, il ne faut pas être grand économiste pour se dire que monsieur von Hagens doit être très riche... tant mieux pour lui! (la photo c'est celle d'un gorille plastiné ... avec un petit troll en dessous (c'est mon frangin) ... on pouvait pas prendre de photos donc celle-ci est vraiment prise à l'arrache).



J'ai voulu terminé mon week-end par un passage à la cinémathèque où "une Femme sous Influence" de Cassavetes était programmé. Malheureusement, depuis sa ré-ouverture et son lifting (ça s'appelle maintenant CINEMATEK mais je me refuse à l'écrire comme ça, autant l'appeller kikoucinémalol!) c'est tout le temps complet. Avant y avait dix pelés dans la salle et maintenant c'est devenu top tendance. Donc on a juste loué un film avec mon amoureux (la Nuit du Chasseur).

PS: j'ai fait 7 heures de sport cette semaine, je suis fière de moi!

Lène B.

dimanche 22 février 2009

Le meilleur job du monde

Lecteurs, lectrices,
j'ai besoin d'aide. Je participe à un concours pour gagner le "meilleur job du monde" (en gros, un truc bien payé pour prendre des photos, tenir un blog à jour,...).
Il fallait faire une petite vidéo de présentation, et évidemment, je l'ai envoyé à la dernière minute mais ça y est, c'est fait, je suis inscrite. Maintenant, j'ai besoin de votes donc j'appelle à toutes les bonnes âmes qui voudraient m'envoyer en Australie pour le "BEST JOB IN THE WORLD" à aller voter sur ce site:
http://www.islandreefjob.com/#/applicants/watch/tv7hBmecsXM

Franchement, merci d'avance.

Lène B.

jeudi 19 février 2009

samedi 14 février 2009

Chroniques cinéphiliques: Blind Loves

« J'aimerais te rencontrer mais je ne sais pas ou te chercher. »
A travers Blind Loves, le réalisateur, Juraj Lehotsky, conte quatre histoires reliées par la thématique de l'amour et par une particularité des protagonistes : ils sont aveugles.
Peter Kolesár est professeur de musique au collège pour enfants aveugles de Levoca en Slovaquie. Il vit avec sa femme dans un HLM. Ses deux grandes fenêtres sur le monde sont la télévision, qui illumine la pièce plongée dans l'obscurité, et son imaginaire. Miro Daniel est un gitan aveugle. Il est amoureux d'une femme blanche très mal voyante. Les parents de cette dernière désapprouvent la relation à cause des origines du jeune homme.
Elena et Laco sont un couple aveugle. Ils attendent un enfant et se posent mille questions quant à l'arrivée de l'enfant. Sera-t-il aveugle ou voyant ? S'il est voyant, il pourra raconter ce qu'il voit ; mais s'il naît aveugle, ce serait plus simple, il pourra plus facilement développer ses autres sens avec des parents qui le comprendraient vraiment.
La dernière histoire est celle d'une jeune fille de quatorze ans, Zuzka Pohanková, qui va passer sa première année dans un lycée non spécialisé où elle sera donc la seule non-voyante. Elle aime la musique classique et, comme toute adolescente, rêve de trouver l'amour. Elle passe son temps sur internet où sa cécité peut passer inaperçue à ses interlocuteurs.
Ce film est finalement très proche du documentaire. Les vraies histoires de ces acteurs, non professionnels et aveugles, ont inspiré le scénario.
Au long du film, le réalisateur radiographie ces yeux qui ne voient pas. Il a su rendre l'importance du toucher, de l'audition et du mouvement par la synesthésie de plans de matières, de lecture en braille, de doigts qui tricotent, de sons, de paroles, de situations.
Lorsque le saut en ski passe à la télévision, Peter Kolesár compte le temps entre le décollage et l'atterrissage pour estimer la longueur du saut. Lorsque sa femme tricote, il raconte des histoires en les accompagnant au synthé. Il s'imagine notamment en héros de Vingt mille lieues sous les mers, et, dans un changement total de facture, raconte sa rencontre tactile avec la pieuvre géante.
Ces histoires sont délivrées au spectateur sur un mode pudique et pourtant très généreux.
L'équipe du film a pris son temps, avec trente-six jours de tournage, répartis sur cinq ans afin de rendre compte de la beauté d'avoir un monde visuel via les rêves et les sensations plutôt que de tomber dans la facilité d'un mélodrame sur la difficulté d'être aveugle.

De... Juraj Lehotsky (Slovaquie - distributeur : Benelux Film Distributor)
Avec... Peter Kolesár, Iveta Koprdová, Miro Daniel, Monika Brabcová, Jolana Danielová, Anna Brabcová, Zuzana Pohánková, Radoslava Badinková, Manzelia et Elena et Laco s dcérou Gabikou.
Durée 77 min.
Sortie 11/02/2009

Lene B.

mercredi 4 février 2009

Bruxelles

Le premier mercredi du mois, c'est musées gratuits (enfin pas tous et si vous n'aimez pas les enfants, faut plutôt éviter).
Avec mon pote Nico, on a décidé de se faire le Musée d'Instruments de Musique. Hormis son lot de morveux (et ce n'est pas peux dire ... en plus c'est l'hiver), de gamins qui s'excitent sur les deux pianos qu'on peut toucher et bien ce fut une chouette visite. Il y a pleins d'instrument et les audioguides, au lieu de débiter des faits qu'on ne retiendra pas sur les instruments de musique, diffusent des plages musicales relatives aux instruments devant lesquels le visiteur passe! Il y a avait un petit concert jazz contrebasse/saxo au deuxième étage.
J'ai eu un coup de foudre pour les accordéons.
Après on a été visiter une galerie d'art moderne. Là, j'ai flashé sur des tableaux créées à partir d'affiches déchirées.
Ensuite on est allé boire un verre à Matongé et manger dans un chouette resto rue Jourdan (une parallèle à l'avenue Louise). A l'étage de ce resto, c'est ambiance cigares cubains, bon faut aimer l'odeur assez particulière mais ça rend le truc encore plus sympa.

Hier soir avec des potes on a été au "Bar Parallèle", près de la place Fernand Cocq et on a bu le pire Mojito de notre vie (pas assez alcoolisé, pas assez sucré, pas assez tout ... berk, c'est triste de commander un Mojito raté).

vendredi 30 janvier 2009

Olivier Dachkin ça pue!

J'aimerais témoigner de ma mésaventure chez le coiffeur Olivier Dachkin.

Je n'avais encore jamais mis les pieds chez le coiffeur de toute ma vie. Ma première fois sera aussi ma dernière.

Je rentre chez Olivier Dachkin afin d'avoir une couleur bien spécifique, j'ai vérifié sur les prix accrochés à l'extérieur, une coloration coûte 38 euros. Les coiffeuses me demandent de m'assoir et très vite j'en ai plusieurs qui tournent autour du moi en m'expliquant que pour être blonde je dois décolorer, mécher et d'autres termes de jargon que je ne connais pas trop, c'est « indispensable ».

L'une d'elle, m'affirme que c'est son jour de congé mais que si elle peut me donner un conseil c'est de suivre l'avis de ses collègues. Je leurs réponds donc qu'elles savent ce qu'elles font et que je fais confiance.

L'une d'elle regarde mes cheveux d'un air dégouté et me dis « il faudrait couper ça, ce n'est pas symétrique et puis les pointes sont abimées ». Je refuse poliment, je me coupe toujours les cheveux moi-même et c'est fait exprès si c'est asymétrique. Elles me « méchent », me mettent sous un fer, etc. Alors que c'est bientôt fini, une des coiffeuses insiste, « vous êtes sur que vous ne voulez pas les couper ? », je refuse encore. Elle me dit qu'avec une procédure aussi abrasive, il est conseillé de faire un soin et que c'est plus simple si je l'achète directement comme ça, je peux le ramener chez moi au lieu de payer pour rien. J'accepte. Elles finissent par un brushing (très désagréable, j'ai reçu plus d'une fois la brosse sur le visage). Ma couleur ne me plait pas du tout, j'ai expressément demandé de ne pas avoir une coiffure bicolore, je suis pleine de mèches blondes et moins blondes. La coiffeuse insiste : mais si c'est mieux comme ça, ça vous va très bien et dans un moins vous revenez et on pourra vous faire la couleur que vous désirez.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'elles m'annoncèrent que je devais payer une somme de l'ordre de 160 euros !!! Je suis étudiante, je ne peux pas payer une somme qui vaut presque mon loyer, je suis rentrée pour une coloration et je suis ressortie avec une somme exorbitante.

Devant mon refus de payer une telle somme (faute de moyen, il restait moins de cent euros sur mon compte), elles appellent la police.

J'en m'en suis sortie à 134 euros et la promesse d'une recoloration gratuite si je revenais dans les deux jours au salon. Evidemment je n'y retournerais pas, même une ignare de la coiffure comme moi sait bien qu'il faut attendre un mois entre deux colorations. De plus, je ne vais pas retourner dans un endroit qui m'a traité comme une voleuse et comme de la m….

Ma sœur est finalement venue payer le reste. Cerise sur le gâteau : elle annonce qu'elle vient payer le reste de la somme qu'ils m'ont arnaqué, devant cette « insulte », la vendeuse rajoute subrepticement 5 euros à la somme que ma sœur devait payer. Heureusement, je le remarque et retire la carte à temps.
Voilà ma triste histoire chez le coiffeur, les habitués diront : mais c'est comme ça, si tu vas chez le coiffeur attends toi à revenir dépouillée et avec une coiffure qui ne te satisfait pas !

En en parlant autour de moi néanmoins, j'ai compris que je n'étais pas la seule. Des étudiantes qui rentrent pour la promotion « coupe étudiante » (shampoing-coupe-séchage à 15 euros) ressortent en en payant 27 car on leur a proposé tout sourire : « je termine par un brushing mademoiselle ? » et qu'elles ont dit « si vous voulez » croyant que ça faisait partie du service.

Une autre amie m'a confié avoir été chez Dachkin suite à coupon « coloration gratuite » et est ressortie avec une note salée parce que « et bien oui madame, c'est comme ça, il a fallu faire une décoloration, ce n'est pas gratuit … et puis, il fallait dire non au brushing ».

Les clients sont généralement de bonne fois et les non habitués ne sont pas sensé savoir que tout s'additionne si vite. De plus, les jeunes coiffeuses « proposent » comme si ça faisait partie du service mais le consommateur n'est pas spécialement au courant de ce qui est inclus ou pas. De plus, les prix ne sont inscrits nuls par ailleurs que dehors.

Franchement, ça m'a couté cher pour une coiffure qui n'était pas du tout ce que j'avais demandé et ça aurait pu être pire si je n'avais pas résisté aux divers « il faudrait vraiment qu'on vous coupe les pointes ».

mardi 27 janvier 2009

Vacances

Les examens sont finis mais franchement ça ne m'a pas vraiment paru si pénible comme session (c'est normal c'est la dernière année, le pire truc c'est le mémoire). Donc mes vacances ne me semblent pas vraiment méritées et je me suis mise à bosser sur mon mémoire: l'écriture d'un scénario d'un long métrage.

En gros, comme ça se déroule en Wallonie, je suis allée visiter une ferme ce week-end pour entendre les gens parler (j'adooooooooore les accents Wallons), pour prendre des photos, m'inspirer pour les dialogues et l'histoire (j'ai déjà une histoire de base mais il faut encore développer). Aujourd'hui j'ai écrit quatre pages de synopsis. Et maintenant, je vais aller me défouler en faisant du sport avant de continuer à écrire.

Fin des examens ce fût:
- Slumdog Millionnaire
- un gathering avec les frères Dardenne et la "grande première" de mon premier court métrage
- une bonne murge
- un petit coucou à ma famille
- des bonnes résolutions (faire du sport, me remettre à courir)
- des achats impulsifs de fringues (me rattraper pour des soldes pas faites)
- des achats sur hellocoolworld.com
- des nouvelles chaussures trooooooooooooooop belles!!!
- l'envie d'une nouvelle coiffure, voir d'une nouvelle couleur. J'ai déjà fait bleu, rouge, noir, brun, orange, roux, auburn ... je pense à blond platine (mais ça me fait encore peur, je ne suis pas certaine d'avoir une âme de blonde).

samedi 17 janvier 2009

Make Up Hazard


Je me suis procuré un eyeliner. J'ai déjà mis du crayon (je n'ai pas treize ans) mais l'eyeliner, j'avais vite laissé tombé faute d'arriver à tracer une belle ligne. Mon amoureux m'a récemment demandé d'en mettre (lors d'une soirée haut-talons, sous-vêtements sexy, je dois être hot pour mon boyfriend). Je me suis rendue compte que c'est vraiment l'accessoire qu'il me manquait. En fait, un des accessoires: je ne porte jamais de rouge à lèvre. Premièrement car ça part trop vite et ça demande des retouches constantes et puis aussi parce que je trouve que le rouge à lèvre c'est joli uniquement sur des lèvres pulpeuses et dans les magasines.

Mes basics se résument à :
- fond teint: fluidéclat embellisseur de Galénic
- terre indienne de Gemey Maybbelline
- LE mascara effet faux cils d'Yves Saint Laurent
- et occasionnellement: crayon noir

Je me suis donc laissée tentée par un eyeliner (couleur vibrante-ultra résistance, ça a l'air bien non?). Je viens d'essayer et c'est la catastrophe, je ne ressemble à rien!!!!!! Une bonne âme pour me donner des cours?

vendredi 16 janvier 2009

Bientôt la fin des examens



Le plus dur est passé, mon prochain examen c'est mercredi mais j'ai déjà fait le travail depuis le début du moi de janvier (l'influence du communisme et de la pensée Gramscienne dans le cinéma italien). Donc, je glande. Mon examen d'hier c'est bien passé (et c'était le plus stressant: cinéma de l'Est avec la prof la plus stricte). Je ne crie pas victoire tant que je n'ai pas vu mes résultats.
J'ai donc passé ma journée en mode lecture (Glamorama), film (Sailor et Lula), écriture et, pour finir, série (Gossip Girl (j'ai honte)) avec un verre d'Amaretto.
J'aurais bien tenté une sortie mais il fait encore trop froid dehors à mon goût. Je n'ai même pas pu me résoudre à aller à la salle de fitness. Il va quand même falloir que je brave le froid si je veux retrouver une vie sociale post exam!

samedi 10 janvier 2009

je ne sais pas écrire


En secondaire, j'adorais le cours de français, écrire des histoires, des rédactions, j'avais de beaux résultats et puis j'adorais lire, lire, lire, lire et ce depuis mon plus jeune âge.
Puis, j'ai fait d'autres choses, je suis partie, je suis revenue, j'ai étudier l'économie.
Il y a quatre ans, le verdict est tombé: "mais, Lene, tu ne sais pas écrire!". Je devais remettre un travail pour le lendemain et mon coloc a passé la soirée à remettre les mots dans l'ordre à l'intérieur des phrases, à remettre les phrases dans l'ordre à l'intérieur des paragraphes et puis à remettre les paragraphes dans l'ordre du fil rouge du travail. Bilan: bonnes idées, mais.. apprends à écrire! Après ça, à chaque remise de travaux, on a passé des soirées à remettre de l'ordre dans mes idées. Petit à petit, ça a pris moins de temps, jusqu'au jour où il m'a déclaré: "ça y est, tu peux te débrouiller toute seule"!
Bon, évidemment, c'est sans parler de l'orthographe parce que pour ça je suis toujours aussi nulle. Mais c'est plus une question de manque de concentration.
J'ai toujours aimé lire, j'aimerais pouvoir publier, être une vraie auteur! J'veux écrire dans les Inrocks et dans Elle.
J'écris des chroniques, j'étudie le ciné, je continue à écrire, j'écris de plus en plus.

samedi 3 janvier 2009

Chroniques cinéphiliques: Rock'n Rolla

ROCK'N ROLLA
De...Guy Ritchie (Grande Bretagne - distributeur : Warner Bros)
Avec...Gérard Butler, Tom Wilkinson, Thandie Newton, Mark Strong, Idris Elba, Tom Hardy
Durée114 min.
Sortie19/11/2008

Qu'est ce qu'un RocknRolla ? Dès les premières minutes du film, sur un rythme « Guy-Richien » reconnaissable entre tous (et hyper jouissif pour les adeptes) nous avons la réponse : c'est quelqu'un qui veut TOUT (sexe, argent, drogues, glamour,…).

Ce motif nous plongera dans un récit peuplé de gangsters mégalomanes dont les routes n'en finissent pas de se croiser.

The Wild Bunch c'est une bande des petits gangsters qui n'ont pas encore réussi à percer: One Two, Mumble et Handsome Bob. Ils sont jeunes, ils sont drôles et ils nous sont extrêmement sympathiques.

Ils ont, surtout, des ambitions démesurées et se retrouvent dans une affaire impliquant deux pontes des affaires immobilières : Uri et Lenny Cole. Uri est un homme d'affaire russe véreux -ressemblant étrangement à Poutine- avec des hommes de main criminels de guerre, hyper musclés et qui ne meurent pas facilement.

Lenny Cole est l'un des gangsters les plus puissants de Londres. Il impose le respect mais doit supporter un beau-fils, rock star complètement drogué, qui n'a peur de rien et ne respecte pas les règles. Comme dans tous les bons films de ce genre, cet univers masculin est complété par une pin-up : la comptable chic et impeccable qui s'encanaille.

Pour ceux qui ont vu Snatch (2000) et Lock, Stock and Two Smoking Barrels (1998), le synopsis de ce nouveau film du réalisateur laisse une impression de déjà-vu.

Comme dans ses deux films précédant, des bandits appartenant à différentes castes de la pègre voient leurs destins liés. Ils s'affrontent dans un jeu de chats et de souris dans lequel le chat est parfois trop ami avec des rats et les souris plus musclées qu'on ne pourrait l'imaginer.

Heureusement, ce sont généralement les personnages qui nous sont le plus sympathiques qui s'en sortent, après avoir traversé courses poursuites, coups durs, coups de poings et ennemis sadomasochistes.

Cet univers violent est complété de touches d'humour typiques. Le spectateur apprendra ainsi comment donner une gifle efficace pour subordonner n'importe quel gangster en le faisant retomber dans sa prime enfance.

Le style aussi est sans surprise, fait d'univers saturés, de beaucoup de mouvements de caméra, d'usage de steadycam et d'un rythme de montage effréné.

Comme dans tout film du cinéaste, une bande-son variée et de qualité accompagne ce rythme. Ici on retrouvera, entre autres, Black Strobe, the Clash, the Subways, Lou Reed, the Hives…

La cadence du film est également soutenue par la multiplicité des lieux. On passe d'une usine désaffectée à un yacht ; d'un bouge élu repaire de petits malfrats à une soirée de riches ; de la maison d'un camé au bureau très classe de son père. Et puis, Londres, cette ville tout en contraste magnifiée par le regard du réalisateur.

Malgré la prévisibilité évoquée, RocknRolla est un film qui entraîne le spectateur dans un récit sans répit. Il saura toucher les amateurs du réalisateur avec un voyage à la limite d'une bande dessinée - par sa conception stéréotypée des personnages et sa vitesse - dans le secteur underground Londonien de la construction.

Examens


J'ai passé la matinée à faire la sieste avec mon amoureux.
Je dois rendre deux travaux pour lundi, un sur l'influence du communisme dans le cinéma italien, il est bouclé depuis le 31. Un autre sur Taxidermia, je traine un peu, j'ai regardé deux épisodes de GNTM en mangeant des lychees. Mais il faut que je le finisse avant demain comme ça je peux passer ma journée de lundi à faire du shopping puis du fitness. Ce sont deux bonnes motivations. Je posterai un bout de ce travail sur Taxidermia quand j'aurai fini!
Pour ceux qui n'aurait jamais vu ce film hongrois, je le conseil vivement, c'est culte! Mais pour ceux qui sont facilement choqué par les fonctions corporelles passez votre chemin, vous raterez quand même un chef-d'oeuvre, j'y reviendrai plus tard.

vendredi 2 janvier 2009

Bonne résolution 2009: commencer un blog.


Je vis à Bruxelles, j'étudie l'analyse et l'écriture cinématographique, j'aimerais avoir pleins de tatouages, j'ai peur de perdre mon temps, je fais du sport, je ne suis pas jolie, je ne suis pas mince, je ne suis pas grosse non plus, j'ai un amoureux qui ne veut pas vivre avec moi, je n'aime pas cuisiner, je ne mange pas de viande, j'aime Harmony Korine, John Waters, le cinéma du nouvel Hollywood, les séries, America et Germany's Next Top Model, parfois je bois trop et je suis scandaleuse, j'aime le style gonzo, les histoires de drogués, de chercheurs d'absolu, j'adore l'electro mais aussi la country, j'aimerais vivre en Arizona et avoir une Harley, on n'a pas vécu tant qu'on n'a pas fait un marathon, je n'ai pas encore vécu, pourquoi j'ai toujours l'impression de vieillir trop vite?